La conscience professionnelle

 

La conscience professionnelle

 

Soin que l'on apporte à faire son métier

mais aussi

vouloir s'engager pleinement 

 

 

C'est exercer un métier passionnant, qui s'inscrit dans une histoire :

celle de l'enfant, de la personne âgée, de la personne handicapée et de tous les autres.

 

 C'est le choix d'un métier rempli d'émotions contenues, d'affects maîtrisés avec peine, avec difficulté de gérer l'insupportable : la Souffrance, la Mort...

 

C'est savoir être au quotidien avec ces foultitudes de vies en équilibre instable, avec la flétrissure de la chair, de l'âme...

 

Nous ne choisissons pas ce métier d'Aide à la Personne par hasard, sans en ressentir le besoin.

Je suis certaine qu'il y a un choix qui se fait à notre insu pour des raisons que nous ne connaîtrons peut-être jamais.

Comme dans toute profession, certains professionnels sont justes et bons, alors que d'autres sont adulés.

 

 

Qu'est-ce qui fait la différence ?

Posséder un don, un tour de main, une connaissance poussée ?

 

 

Non, simplement que l'un des deux professionnels s'investit, aime ce qu'il fait, n'a pas le sentiment d'imposer son travail.

C'est une décision volontaire de participer au bien-être de l'autre, il faut une grande motivation :

 

 

  • Est-ce que le savoir-faire signifie que nous disposons de la compétence pour mettre en œuvre une connaissance avec habileté ?

  • Est-ce que le savoir-être relève de la conduite humaine ?

 

 

Cela demande une certaine conscience de soi : conscience de soi liée à l'attention, à l'intention, au respect, être fiable, ne pas abuser de notre pouvoir à son égard...

Allons-nous admettre que nos personnes en perte d'autonomie soient « chosifiées » faute d'une humanisation de la relation à l'autre...

 

 

  • Est-ce que la connaissance est nécessaire mais insuffisante pour agir efficacement ?

 

 

Comment réveiller notre conscience pour que savoir-faire et savoir-être donnent Efficacité, Épanouissement, Authenticité...

 

 

François RABELAIS a dit :

« Sciences sans conscience n'est que ruine de l'âme »

 

 

La déferlante de publication de lois font que nos personnes à domicile en perte d'autonomie, perdent l'intimité de leur « chez eux » et se voient imposer toutes les nouvelles technologies pour soi-disant leur bien-être, leur sécurité.

Alors, dans cette mouvance perturbante, Qui essuie les larmes qui roulent doucement sur les joues quand la solitude, l'incompréhension sont trop lourdes à supporter ...

 

 

Vous, Mesdames les aides à domicile !

 

 

La valorisation et la promotion de votre métier doit passer par une qualification reconnue par un diplôme.

 

 

Votre métier, un métier,

« Aides au maintien à domicile »

un vrai métier et non pas une formation en puzzle.

 

 

 Pour terminer, je vous citerai ma devise que j'ai écrite il y a quelques années :

 

 

« il n'est de savoir que l'on apprend pas,

    ni dans les livres, ni dans les formations,

   il est un savoir en nous, avec nous » 

 

 

Le battement de notre cœur est à l'échelle de notre valeur professionnelle.

 

 

Merci de votre attention.

 

Françoise Herpe,

Assemblée Générale

14 juin 2017